Comment investir sur les marchés financiers ?

Les marchés financiers offrent des perspectives de rendement bien supérieures aux placements sécurisés. Mais il ne faut pas investir n'importe comment et croire n'importe qui. Quand on vous dit que la bourse c'est trop risqué, prenez un peu de votre temps pour apprendre comment les marchés fonctionnent et comment vous pouvez y investir et alors vous changerez d'avis et prendrez gout à l'investissement boursier. Chaque risque peut être contrôlé et maîtrisé si l'on décide vraiment de comprendre et de surveiller attentivement ses placements.

Comment investir sur les marchés financiers ?

Voici les étapes que vous devez suivre pour démarrer vos investissements sur les marchés financiers.

Tout d’abord, définissez votre profil investisseur en examinant votre situation personnelle, professionnelle et patrimoniale.

Puis choisissez en conséquence le type de comptes qui vont accueillir vos fonds et déterminer la fiscalité qui s'applique à vos futures plus values.

Vous pouvez alors ensuite choisir l’établissement bancaire qui gardera de manière sécurisée vos fonds et par lequel vous passerez vos transactions. Aujourd’hui, les établissements qui proposent les meilleurs tarifs tout en offrant une grande liberté et autonomie dans les prises de décision sont incontestablement les banques en ligne. Nous les avons testées pour vous et synthétisons les informations dans notre comparateur de banques en ligne spécial investissement boursier.

Une fois ces premières étapes franchies, il ne vous reste plus qu’à choisir les valeurs mobilières sur lesquelles investir parmi un large choix de supports financiers différents (actions, obligations, fonds, contrats d’assurance-vie…). Nous sommes là aussi pour vous guider et vous proposer des idées de placements si vous n’avez pas le temps ou êtes en panne d’inspiration.

Vous devrez enfin gérer votre portefeuille boursier à un rythme plus ou moins régulier en fonction de votre profil afin de réaliser les arbitrages nécessaires en passant vos ordres sur la plateforme de votre banque en ligne. Vous pilotez ainsi au mieux vos placements pour assurer une bonne diversification et une dilution du risque.

Apprenez à connaitre votre profil d'investisseur

Les questions principales à se poser avant d’investir en général et notamment sur les marchés financiers concernent les éléments suivants :

  • l’objectif du placement (complément de revenu, épargne long terme, financement d’un projet)
  • l’horizon de détention (durée de blocage des fonds, facilité de retrait)
  • le niveau de risque (types de supports financiers, utilisation ou non du levier)
  • le degré d’implication (compétences nécessaires, temps disponible, tempérament)

Cela fera évoluer l’importance des différentes classes d’actifs présentes dans votre portefeuille global.

Chez FinanceDir, nous sortons de la catégorisation classique entre profil prudent, équilibré et dynamique. Déjà, car il vaut mieux être les 3 à la fois, non pas un compromis permanent entre le risque et la performance et ensuite parce que nous apportons une lecture innovante et plus pragmatique. Nous partons du principe que le niveau de risque ne doit pas être seulement défini par le type de valeur mobilière qui va entrer dans le portefeuille, mais surtout par le degré d’implication de l’investisseur. Vous trouverez bientôt davantage d’informations à ce sujet, notamment dans la rubrique sur les robo-advisors qui permettent de faciliter cette connaissance personnelle du profil d’investisseur.  

Comment choisir un type de compte pour investir ? 

Les comptes titres ou le PEA

La méthode la plus classique pour se constituer un portefeuille de titres boursiers est l’ouverture d’un compte titre. On peut y effectuer des mouvements de dépôt et de retraits à tous moment et il n’y a pas de plafond. Une personne de tout âge peut ouvrir plusieurs comptes titres dans différents établissements, il faut juste rattacher à chaque compte titre un compte espèces pour effectuer les opérations d’achats et de ventes.

De la même manière qu’un compte courant, le compte titre peut-être détenu selon plusieurs méthodes : en individuel, en compte joint ou en compte indivis (souvent utilisés dans le cadre d’une succession où plusieurs héritiers se partagent l’utilisation du compte). Dans le cadre d’une succession ou d’une donation, le compte titre peut également être détenu en nue-propriété ou en usufruit. Il est enfin possible de donner procuration à un tiers pour effectuer les opérations.

Il est possible d’intégrer dans un compte titres des valeurs mobilières françaises, européennes et internationales. Ces valeurs mobilières désignent des actions et des obligations (qui peuvent elles-mêmes être regroupées au sein de FCP, d’OPCVM ou de SICAV) ainsi que des trackers, des warrants et des ETFs.

En ce qui concerne la fiscalité, sur un compte titre sont taxées les plus-values mobilières (ce que l’on gagne en vendant un titre plus cher qu’au prix où on l’a acheté) et les revenus de valeurs mobilières (les dividendes perçus grâce aux actions et les coupons perçus grâce aux obligations). Nous reviendrons plus en détail sur la fiscalité applicable au compte titre et aux autres types de compte boursiers dans notre dossier sur la fiscalité.

Pour investir en bourse, il existe aussi le compte PEA (Plan Epargne en Actions) qui présente des avantages fiscaux : exonération d’impôts sur les revenus et plus values après 5 ans de détention. Les prélèvements sociaux de 15,5 % restant à payer.En revanche, certaines restrictions le différencient du compte titres classique :

  • il faut être majeur et ne posséder qu’un seul PEA sur lequel les versements s'élèvent au maximum à 150 000€ (les plus-values et gains réalisés ne sont pas comptabilisés dans le plafond)
  • il est seulement possible de mettre dans le PEA des valeurs mobilières françaises et européennes. Ces valeurs mobilières doivent être choisies parmi les formes suivantes : actions (ou sicav d’actions), parts de FCP, bons de souscriptions, certificats d’investissement et part de SARL et titres de sociétés soumises à l’IS (les dirigeants de sociétés non cotées peuvent mettre des actions de leur société dans un PEA). Il n’est pas possible de loger dans un PEA des titres de Sofica et de PME ayant déjà donné droit à une réduction d’impôts.
  • tout retrait avant 8 ans de détention entraîne la clôture du PEA et il n’est plus possible de faire de nouveaux versements si l’on a effectué des retraits passés les 8 ans.

Malgré ces restrictions, le PEA est un outil accessible et performant pour se constituer un patrimoine boursier de moyen terme. Sa fiscalité est très avantageuse et la taxation n’entre en jeu qu’au moment des retraits, pas si les revenus sont réinvestis. C’est ce qui le différencie grandement du compte titre classique où la taxation se fait au fil de l’eau. Il existe également des formes alternatives de PEA (PEA-PME et PEA assurance) dont nous vous parlerons bientôt en détail.

Sachez que même si vous ne vous sentez pas encore prêt à investir en bourse tout de suite, il est judicieux d’ouvrir dès à présent un PEA (Plan Epargne en Actions) avec une somme très faible afin de prendre date pour les avantages fiscaux qui apparaissent 5 ans après la date d’ouverture. Pour les contrats d’assurances-vie, c’est au bout de 8 ans, donc là encore, avec un dépôt minimum, il faut faire jouer le temps entre votre faveur.

Les contrats d’assurance-vie

L’assurance-vie est un des placements financiers préféré des épargnants français. Il désigne à l’origine un contrat par lequel un assureur s’engage à verser un capital en cas de décès en échange d’un paiement de primes par le souscripteur. On l’utilise de nos jours également et principalement comme un véhicule de placement.

À la différence du PEA, l’assurance-vie ne comporte aucun plafond de versement et les retraits peuvent s’opérer à tous moment sans entraîner la clôture du contrat. ll est possible d’ouvrir autant de contrats d’assurance-vie que l’on souhaite. De plus, les classes d’actifs éligibles à l’assurance-vie sont variées, car en plus des actions, on peut y mettre du monétaire et de l'obligataire, sans restriction géographique.

Mais ce sont surtout des fonds (Sicav, OPCVM et FCPs) qui constituent l’offre des titres que l’on peut intégrer à son contrat d’assurance-vie et non pas des titres vifs (actions ou obligations en direct) comme sur un PEA. Il possible de piloter précisément le niveau de risque en faisant une répartition entre fonds en euros sécurisés et unités de compte à risque au sein d’un même contrat.Vous pouvez enfin opter pour différents niveaux de délégation dans la gestion de votre contrat avec la gestion libre ou la gestion sous mandat.

Sur l’assurance-vie, les gains retirés sont taxés à 7,5 % au prélèvement forfaitaire libératoire passé 8 ans de détention, après un abattement de 4 600€ par an pour un célibataire et le double pour un couple. En cas de rachat total ou partiel, l’imposition se fait uniquement sur les intérêts et plus values compris dans le montant racheté. Pour plus d’informations sur la fiscalité des placements financiers via un contrat d’assurance-vie, veuillez consulter notre dossier Défiscaliser.

En ce qui concerne les frais, avec la généralisation de l’assurance-vie en ligne, on peut facilement trouver des contrats avec aucun droit d’entrée ni frais de clôture et qui proposent de nombreux arbitrages gratuits par an. Enfin les frais de gestion sont généralement compris entre 0,6 % et 0,8 %. Pour faire votre choix, n’hésitez pas à consulter ici notre comparateur d’assurance-vie bientôt disponible.

Les robo-advisors

Pour clôturer ce tour d’horizon des différents types de comptes permettant de gérer ses placements boursiers, nous allons maintenant vous présenter la nouvelle grande tendance dans le monde de la gestion de patrimoine : l’arrivée des robo-advisors.

Ces nouveaux acteurs sont apparus dans un premier temps aux Etats-Unis, et se développent récemment en France de façon très prometteuse. Ils séduisent les épargnants par leur volonté de démocratiser la gestion de patrimoine en l’automatisant, et en réduisant ainsi sensiblement les coûts.

Le principe est simple, une fintech met en place une technologie basée sur des algorithmes et sur l’étude du big data afin de prodiguer des conseils sur les achats et ventes à réaliser au sein d’une portefeuille boursier en laissant le choix au client de réaliser lui-même ces transactions ou de les exécuter automatiquement. Le recours à un robo-advisors peut donc aller de la recommandation de portefeuille jusqu’au mandat de gestion sur assurance-vie, PEA ou compte titre.

Au même titre que les acteurs traditionnels de la gestion de patrimoine, les robo-advisors sont soumis à des réglementations strictes et doivent être agréés par l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) avant de pouvoir exercer leur activité.

Nous publierons bientôt des articles dans cette catégorie pour vous présenter en détail les différents robo-advisors présents en France.

Quelles valeurs mettre dans son portefeuille boursier ?

Nous vous proposerons bientôt une rubrique spéciale Idées de placement avec les dernières tendances dans la gestion d’actifs, ce que préconisent les professionnels et l’avis de notre équipe d’experts. Vous trouverez une série d’études par secteurs d’activités pour trouver les actions, les FCPs, les OPCVM et les Sicav à détenir dans vos différents portefeuilles boursiers. Nos sélections objectives de fonds et supports financiers à intégrer dans vos compte titres, PEA ou contrats d’assurance-vie se baseront sur des sélections réalisées par des fournisseurs de recherche financière indépendants comme Morningstar et à l’aide des dernières innovations dans la gestion boursière comme les robo-advisors.